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Sauver les petits commerces et lutter contre la désertification économique

1. Constat : un effondrement silencieux du commerce de proximité

Partout en France, dans les villages comme dans les villes moyennes et même dans certains quartiers urbains, les petits commerces ferment les uns après les autres.
Boulangeries, épiceries, cafés, bars tabacs, librairies, boucheries, petits artisans, commerces indépendants : ce sont des milliers de rideaux métalliques baissés chaque année.

Ce phénomène n’est pas une fatalité naturelle.
Il est le résultat de choix économiques, fiscaux et européens qui, depuis des décennies, ont fragilisé le commerce de proximité au profit de modèles plus puissants mais moins humains.

Quand un commerce ferme, ce n’est pas seulement une activité économique qui disparaît :
c’est un lieu de vie, un lien social, une présence humaine, une âme locale qui s’éteint.

2. La désertification des territoires : une spirale destructrice

La fermeture des commerces entraîne une désertification progressive :

  • Moins de services,

  • Moins de passage,

  • Moins d’attractivité,

  • Départ des habitants,

  • Vieillissement des territoires.

Dans de nombreux villages, il n’y a plus :

  • Ni commerce,

  • Ni médecin,

  • Ni école,

  • Ni transport suffisant.

Les habitants sont contraints de parcourir des dizaines de kilomètres pour vivre normalement.
Cette situation nourrit le sentiment d’abandon, d’injustice territoriale et de colère sociale.

3. Le poids écrasant des charges et des normes en France

Le petit commerçant français est confronté à :

  • Des charges sociales élevées,

  • Une fiscalité locale lourde,

  • Une complexité administrative excessive,

  • Une accumulation de normes sanitaires, sécuritaires et comptables,

  • Des contrôles fréquents et coûteux.

À travail égal, à engagement égal, un commerçant français gagne souvent moins qu’un commerçant dans d’autres pays européens, tout en travaillant davantage.

Cette pression permanente décourage :

  • Les reprises de commerces,

  • Les installations,

  • La transmission des savoir-faire.

4. La concurrence des grandes surfaces et des plateformes

Les grandes surfaces et les plateformes de vente en ligne ont profondément modifié le paysage commercial :

  • Puissance d’achat massive,

  • Prix cassés,

  • Logistique optimisée,

  • Optimisation fiscale,

  • Implantation stratégique souvent subventionnée.

Le petit commerce, lui :

  • Paie ses impôts localement,

  • Emploie localement,

  • Participe à la vie du territoire,

  • Mais ne bénéficie d’aucune protection équitable.

La concurrence n’est pas loyale quand elle oppose :

  • Un commerce indépendant,

  • À un groupe multinational aux moyens démesurés.

5. La concurrence européenne : un déséquilibre majeur

L’Union européenne impose un marché unique, mais sans harmonisation réelle des règles sociales et fiscales.

Résultat :

  • Des produits fabriqués ou conditionnés dans des pays à faibles charges,

  • Vendus librement en France,

  • Sans protection pour le commerce local.

Un commerçant français est donc en concurrence directe avec :

  • Des entreprises européennes aux coûts bien inférieurs,

  • Des plateformes installées fiscalement hors de France,

  • Des importations intra-européennes non régulées.

La France ne peut pas toujours :

  • Privilégier ses commerces locaux,

  • Instaurer des protections ciblées,

  • Réguler certaines pratiques,
    car cela peut être jugé contraire aux règles européennes de concurrence.

6. Conséquence : fermeture, précarité et colère

Ce système entraîne :

  • Faillites,

  • Surendettement,

  • Épuisement professionnel,

  • Perte de sens,

  • Montée du ressentiment social.

Beaucoup de commerçants n’abandonnent pas par manque de courage,
mais parce que le système ne leur permet plus de vivre dignement de leur travail.

7. Ce que propose le programme

A. Alléger et adapter les charges pour les petits commerces

  • Charges sociales réduites pour les TPE,

  • Fiscalité locale allégée en zones fragiles,

  • Simplification administrative massive,

  • Normes proportionnées à la taille de l’entreprise.

B. Protéger le commerce de proximité

  • Différenciation claire entre petits commerces et grandes structures,

  • Régulation plus stricte des implantations de grandes surfaces,

  • Taxation équitable des plateformes de vente en ligne,

  • Soutien à l’installation et à la transmission des commerces.

C. Rééquilibrer la concurrence européenne

  • Soit par une renégociation des règles européennes,

  • Soit par la capacité retrouvée de protéger les commerces locaux,

  • Avec des règles justes, claires et assumées.

D. Redonner vie aux territoires

  • Soutien aux commerces multiservices,

  • Maintien d’une activité minimale dans chaque commune,

  • Politique d’aménagement pensée pour l’humain, pas uniquement pour la rentabilité.

SYNTHÈSE POLITIQUE

Le petit commerce n’est pas un vestige du passé.
Il est un pilier de la cohésion sociale, de l’emploi local et de la vie collective.

Défendre les petits commerces, ce n’est pas s’opposer au progrès.
C’est refuser un modèle qui détruit les territoires au profit de quelques acteurs dominants.

Ce combat est économique, social, territorial et profondément humain.
Et il est au cœur de ce que les Français attendent aujourd’hui.